James « Buster » BROWN

(Tap-Dancer)

James « Buster » BROWN

Né à Baltimore (Maryland) le 17 mai 1913

Décédé à New York le 11 mai 2002

Son père William BROWN était ouvreur d’huitres à Baltimore et sa mère Mary OTHO BROWN gardait les enfants.

Buster était le sixième et le seul garçon des huit enfants de la famille.

Il a six ans lorsque sa mère meurt.

Le jeune Buster est intéressé par le show business, spécialement après avoir vu Albert « Pops » WHITMAN qui avait conçu un numéro de tap dance acrobatique « Pops and Louie ».

Il se produit pour la première fois comme membre des « Three Little Dots » avec John ORANGE et Clifton PAYNE.

Il suit les cours de la « Frederick Douglas High School » à Baltimore où il devient ami avec le danseur Earl « Snakehips » TUCKER de qui il reprend certains mouvements.

Avec John ORANGE et Sam CAMPBELL, il forme « The Brown Brothers » qui devient « The Three Aces ».

En 1933 le groupe est renommé « The Speed Kings » en raison de la précision et la rapidité de leur danse.

À Philadelphie ils lancent une tournée de deux semaines avec la tap dancer Jeni LEGON dans un show qui tourne jusqu’à Washington D.C.

Vers 1936-37 ils travaillent avec les « Brownskin Models » qui jouent à l’ « Apollo Theatre ».

Après la noyade par accident de John ORANGE, Buster retourne à Cleveland (Ohio) où il rencontre Emmet McCLURE et Sylvester LAKE avec lesquels il reforme un groupe nommé « The Speed Kings 2 ».

Le nouveau groupe arrive à New York en 1939, jouant à l’ « Apollo » et au « Smalls Paradise » avec l’orchestre du saxophoniste Earl BOSTIC.

Buster passe ses loisirs au « Hoofer’s Club ».

Le groupe travaille jusqu’à la 2de Guerre Mondiale et se dissout en 1942 après s’être rendu à Boston.

Après avoir travaillé avec un groupe vocal appelé « The Three Riffs », il revient à New York où il crée son propre numéro en solo.

De 1945 à 1951, il travaille avec le duo « Brown and Beige » lorsqu’ils jouent à l’ « Apollo ».

Lorsque le duo se sépare au début des années 1950, il travaille brièvement avec « The Chocolateers » comprenant Eddie WEST, Paul BLACK et plus tard Gib GIBSON remplaçant WEST.

Après la mort de Bill ROBINSON en 1949 et durant les années 1950, le travail de tap dance est devenu rare.

Il trouve alors plusieurs jobs, notamment dans une compagnie de disques « Broadway and 50th Street ».

Dans les années 1960 il recommence à danser avec les « Hoofers » et se produit dans les tap jams des « Lundi soir » sur la 125ème rue de Harlem.

À cette époque il participe à un show télévisé comprenant également Gib GIBSON, Jimmy SLYDE , Fred KELLY, Chuck GREEN et Ralph BROWN .

En 1966 il tourne comme soliste avec l’orchestre de Duke ELLINGTON à travers les USA et le Canada, reprenant le rôle de Bunny BRIGGS dans le concert de musique sacrée.

En 1967 il chante avec les « Ink Spots ».

En 1968 il tourne avec les « Hoofers » en Afrique pendant huit semaines sponsorisées par le « State Department ».

Au début des années 1970 il devient membre du « Copasetic Club » fondé en 1949 à la mémoire de Bill ROBINSON.

Dans les années 1980, la tap dance faisant un retour en force, il reprend sa carrière de jazz Tap dancer.

Il se produit à Broadway dans la revue « Bubblin’ Brown Sugar » et à Paris dans la revue « Black and Blue ».

Il danse et enseigne dans les festivals et anime des ateliers de danse à travers l’Amérique, continuant à travailler avec les « Hoofers », les « Copasetics » et Leon COLLINS (un des « Schnitzel Brothers ») ainsi qu’en soliste en Europe.

Il apparaît dans le film de Francis Ford Coppola « Cotton Club » (1984).

En 2000 il tourne avec le tap dancer Savion GLOVER, avec Jimmy SLYDE et Dianne WALKER.

En février 2002 il est honoré par la « Oklahoma City University ».

Il est décédé le 11 mai 2002