Dianne « Lady Di » WALKER

(Tap dancer – Chanteur – Comédien)

Dianne « Lady Di » WALKER

Née à Boston (Massachusetts) le 8 mars 1951

Connue pour son style élégant et fluide, sa mère se souvient qu’enfant elle avait déjà un sens aigu du rythme.

À l’âge de quinze mois elle contracte la polio et passe trois mois à l’hôpital et plusieurs mois en quarantaine.

Après sa guérison, elle suit, pour la rééducation de ses jambes, des cours de danse avec Ethel COVAN qui la dirige vers le ballet, mais la petite Dianne est beaucoup plus intéressée par la tap dance.

À l’âge de sept ans elle s’adresse à Mildred KENNEDY qui dirige une école de danse à Boston.

Surnommée « Brown Bomber », Mildred Kennedy avait été une professionnelle de la tap dance avec un grand succès en New England et à New York dans les circuits de Vaudeville, puis avait fondé sa propre école de danse.

Après le remariage de sa mère, Dianne est forcée de quitter l’école de Kennedy à l’âge de dix ans lorsque sa famille se rend sur la côte ouest, d’abord à la « Edwards Air Force Base » près de Los Angeles où elle suit les cours de l’école élémentaire et du Collège, puis à Okinawa au Japon où elle fait ses études supérieures.

De retour à Boston en 1968, elle y finit ses études et, un an plus tard à dix-huit ans, se marie et se fixe pour élever une famille.

En 1978, à vingt-sept ans et mère de deux enfants, elle travaille dans une équipe de psychologues dans un hôpital de Boston lorsqu’elle suit une affaire sociale au « Prince Hall Masonic Temple ».

Là elle rencontre le tap dancer Willie SPENCER qui l’envoie le lendemain au « Studio Leon COLLINS ».

Là elle travaille puis enseigne elle-même aux classes du samedi pour les enfants et devient la protégée de COLLINS.

En 1982 « Collins and Company » est fondé avec COLLINS, C.B. HETHERINGTON, Pamela RAFF, Dianne WALKER et le pianiste Joan HILL.

En 1982 elle est au « Jane Goldberg’s By Word of Foot It Festival » de New York et elle est déçue de constater le manque de danseurs noirs.

Elle retourne à Boston avec l’intention d’enseigner et d’aider à faire revivre la tap dance incluant de jeunes noirs.

En 1982 l’orchestre de Cab CALLOWAY joue à Boston avec les vedettes du film documentaire « No Maps on My Taps » Chuck GREEN, Bunny BRIGGS et Howard « Sandman » SIMS.

On lui demande alors de trouver trois jeunes danseurs pour jouer le rôle des trois vétérans lorsqu’ils étaient jeunes.

Elle choisit alors Derick GRANT âgé de huit ans (Howard « Sandman » SIMS), Dwayne JONES (Chuck GREEN) et Rashan BURROUGHS (Bunny BRIGGS).

Derick GRANT deviendra le principal danseur de « Jazz Tap Ensemble » de 1992 à 2008 et une star de Broadway.

Au printemps de 1985, COLLINS est hospitalisé et trop malade pour participer à l’ « International Tip Tap Festival » de Rome (Italie).

Il demande alors à Dianne WALKER d’aller à ce festival et de danser sa chorégraphie sur « Le vol du bourdon » de RIMSKY-KORSAKOV.

Ce sera sa première performance de danse en soliste.

En 1989 elle est en vedette dans « Tap Dance in America », dansant en solo sur « Perdido ».

À trente-huit ans elle a l’aisance autoritaire rayonnante des vétérans Hoofers qui ont le double de son âge.

Elle apparaît comme une des « Shim Sham Girls » avec Dorothy WASSERMAN et Jane GOLDBERG dans le film « Tap » (1989).

Elle est considérée comme le maillon entre la jeune génération des danseuses comme Germaine INGRAM, Ayodele CASEL ou Dormeshia SUMBRY-EDWARDS et les inoubliables anciennes « mothers of tap » telles que Edith « Baby » EDWARDS, Jeni LeGON, Lois MILLER et Florence COVAN.

Elle a travaillé comme principale danseuse dans la production parisienne de la revue « Black and Blue ».

Ce show est considéré aujourd’hui comme la quintessence du « black rhythm tap » musical du siècle.

Elle a reçu le « Dance Magazine Award » en 2012.