James Charles «J.C.» HEARD

(Batteur)


(photo Brigitte Charvolin)

Né à Dayton (Ohio) le 8 octobre 1917

Décédé à Royal Oak (Michigan) le 27 septembre 1988

Il a expliqué que son prénom était J.C., et que plus tard il a inventé les noms de James Charles pour satisfaire l’état civil qui refusait d’enregistrer ses seules initiales.

Il grandit à Detroit où il débute comme tap-dancer à l’âge de cinq ans et apprend seul à jouer de la batterie. À dix ans il gagne un concours de tap-dance et apparaît comme danseur dans un «vaudeville show» avec d’autres danseurs et les comédiens chanteurs BUTTERBEANS & SUSIE qui le prennent comme batteur. Il commence ainsi à jouer régulièrement de la batterie dès l’adolescence. Il travaille donc pendant une période avec des groupes locaux de Detroit, puis se rend à New York en avril 1939 pour rejoindre le big band du pianiste Teddy WILSON. Il joue ensuite dans le big band du saxophoniste Coleman HAWKINS (été-automne 1940), puis avec le saxophoniste Benny CARTER (janvier 1941) ainsi qu’avec le sextette de Teddy WILSON au «Café Society» (décembre 1940 à l’été 1942). Avec Teddy Wilson il enregistre avec la chanteuse Billie HOLIDAY (juin 1940) et apparaît avec le pianiste Albert AMMONS dans le court métrage «Boogie Woogie Dream» (1941). De l’automne 1942 à septembre 1945, mis à part une courte période avec Count BASIE, il est membre du big band de Cab CALLOWAY. Au milieu des années 1940s il enregistre souvent avec de petits groupements, notamment ceux du saxophoniste Ike QUEBEC (1944-46), du vibraphoniste Red NORVO et du pianiste Sir Charles THOMPSON (les deux en 1945), ainsi qu’avec le pianiste Pete JOHNSON et le trompettiste «Dizzy» GILLESPIE (les deux en 1946).

La diversité de son jeu est typique de son attitude, car il a toujours refusé de se confiner dans un style particulier. Ses batteurs favoris demeurent «Big Sid» CATLETT et Jo JONES. Ayant quitté Cab Calloway, il travaille brièvement avec le tromboniste Benny MORTON, puis dirige un sextette au «Café Society Downtown» (1946-47). Cette formation comprend le trompettiste George TREADWELL, le tromboniste Dickie WELLS, le saxophoniste Budd JOHNSON, le pianiste Jimmy JONES et le contrebassiste Al McKIBBON. Plus tard, le trompettiste Joe NEWMAN, le tromboniste Dicky HARRIS, le saxophoniste «Big Nick» NICHOLAS et la chanteuse Etta JONES deviennent membres de cette formation. À partir de 1946 il travaille avec le «Jazz at the Philharmonic» (JATP), voyageant beaucoup et visitant l’Europe et le Japon au début des années 1950s. À l’automne 1947 il est recommandé par Jo Jones pour le remplacer dans l’orchestre de Count BASIE, et en 1949 il remplace Cozy Cole dans le «All Stars» de Louis ARMSTRONG après avoir joué dans le trio du pianiste Erroll GARNER au printemps de 1948. En juin 1950 il enregistre avec le trio du pianiste Earl HINES. De novembre 1953 à la fin de 1957 il se produit au Japon et en Australie comme batteur, chanteur et danseur. Il retourne ensuite à New York, puis tourne en Europe avec le pianiste Sammy PRICE (octobre 1958), travaille en freelance avec Coleman HAWKINS et le trompettiste Roy ELDRIDGE (1959) et joue avec Teddy WILSON (1961) et la pianiste Dorothy DONEGAN (1962-63). Au milieu des années 1960s il apparaît avec Red NORVO à Las Vegas et à Chicago (1964), puis dirige un quintette comprenant le trompettiste Carmell JONES, le saxophoniste Harold LAND et le pianiste Phineas NEWBORN (Los Angeles 1965) et travaille en Californie. Au début de 1967 il revient à Detroit où il continue à diriger de petites formations, et à l’occasion organise un big band. Par la suite on le voit dans de nombreux festivals en Europe. Il est décédé à Royal Oak (Michigan) le 27 septembre 1988.