Charles Lawrence «Charlie» PERSIP

(Batteur)


Né à Morristown (New Jersey) le 26 juillet 1929


Sa famille se rend à East Orange, puis à Newark avant de quitter le New Jersey pour s’installer à Springfield (Massachusetts) lorsqu’il a quatre ans. À sept ans il choisit la batterie et apprend l’instrument pendant un an et demi mais a un intérêt limité pour celui-ci. Il ne devient sérieusement accroché à sa batterie que plus tard à l’âge de treize ans lorsqu’avec sa mère il revient à Newark où il commence à aller dans les théâtres écouter les «big bands», spécialement celui de Lionel HAMPTON. A la fin de ses études en 1945, peu avant son 16e anniversaire, il commence à travailler professionnellement dans des orchestres locaux au début de la vogue du «Rhythm and Blues», accompagnant des musiciens tels que le saxophoniste James MOODY, le trompettiste Dave BURNS, le saxophoniste Hank MOBLEY et le pianiste Walter DAVIS. Plus tard il travaille avec le guitariste de blues Brownie McGHEE, un groupe vocal «The Four Keys», le saxophoniste Hal SINGER et d’autres, mais il est accroché par le style «bop» et, chaque fois qu’il le peut, il se rend à Harlem écouter et participer aux «jam sessions» du «Minton’s» et du «Paradise Club» où les sessions sont dirigées par le saxophoniste «Big Nick» NICHOLAS. Il joue avec le pianiste Tadd DAMERON dans un orchestre à Atlantic City (New Jersey) en 1953, puis tourne et enregistre avec le trompettiste «Dizzy» GILLESPIE (1953-58) avec lequel on peut le voir dans le film «Date with Dizzy» (1956). Il travaille ensuite avec le «Johnny Richard’s Orchestra» et le saxophoniste Phil WOODS avant de rejoindre le quintette du trompettiste Harry EDISON puis l’orchestre du trompettiste Harry JAMES pour six semaines au printemps 1959. Il forme ensuite son propre groupement «The Jazz Statesmen» avec le trompettiste Freddie HUBBARD et le contrebassiste Ron CARTER (1960). Très demandé dans les studios, il enregistre avec des douzaines de musiciens «swing» ou «bop» dont le tromboniste Frank REHAK (1956), le trompettiste Lee MORGAN (1956-57), Hank MOBLEY (1956, 1958), le tromboniste Jimmy CLEVELAND et le trompettiste Art FARMER (1957), la chanteuse Dinah WASHINGTON (1957), le saxophoniste Benny GOLSON (1957, 1962), les trompettistes Kenny DORHAM, Harry EDISON et Joe NEWMAN, la tromboniste Melba LISTON et le saxophoniste Zoot SIMS (tous en 1958), les pianistes Randy WESTON (1958, 1960) et Red GARLAND (1958, 1960-61), ainsi qu’avec Ray CHARLES et Quincy JONES, Lionel HAMPTON et le tromboniste KaI WINDING (tous en 1959), les saxophonistes Johnny GRIFFIN et Budd JOHNSON (les deux en 1960), le trompettiste Taft JORDAN, le multi-instrumentiste Roland KIRK, le saxophoniste Cecil PAYNE et le trompettiste Clark TERRY (tous en 1961). Par la suite sa carrière décline quelque peu. En 1962 il accompagne le chanteur Yves MONTAND et joue dans des classes de danse avant de rejoindre l’orchestre maison de l’«Apollo Theatre» de Harlem en 1963 où il accompagne des artistes tels que James BROWN. De 1966 à 1973 il tourne comme batteur et chef d’orchestre avec le chanteur Billy ECKSTINE, et en 1974 devient le principal enseignant de la batterie pour «Jazzmobile» à New York. Par la suite il joue et enregistre avec le saxophoniste Archie SHEPP (1975, 1977), Roland KIRK (1976) et le saxophoniste Frank FOSTER (1977-78). Avec le trompettiste Gary La FURN il dirige un «big band» «Superband» qui enregistre à New York en 1980. Deux ans plus tard il demeure le seul dirigeant de cet orchestre. Il forme en 1984 un trio avec le pianiste Jack DEJOHNETTE et le contrebassiste Eddie GOMEZ et enregistre l’album ««In case you missed it» avec «Superband». Dans les années 1990 il continue à enseigner à «Jazzmobile» et à diriger «Superband» pour qui Jack WALRATH écrit de nombreux arrangements. Il joue dans des festivals en Europe et forme un quintette «Persipitation» (1992). Il enregistre encore et enseigne dans le «Jazz and Contemporary Music program» de la «New School for Social Research» (1996-99) et à la «New School University» à partir de l’automne 1999.