Harry « Doc » BAGBY

(Organiste – Pianiste)

Harry « Doc » BAGBY

Né à Philadelphie (Pennsylvanie) le 19 août 1919

Décédé à New York en septembre 1970

Son père Nelson BAGBY était sacristain dans une église de Philadelphie.

Sa mère s’appelait Sarah A. HOWERTON.

Aîné de cinq enfants, un de ses frères, William, né en 1922 était batteur et a joué dans une des petites formations de Doc.

Il commence sa carrière musicale à l’âge de quinze ans en 1934 à la « Philadelphia’s Central High School » où un de ses camarades de classe n’était autre que l’organiste et pianiste Bill DOGGETT.

Là, il étudie le piano et ne tarde pas à être demandé pour jouer dans les « House Parties ».

En 1935 il travaille avec ses propres petites formations ou dans des orchestres locaux tels que ceux de Morrie MOSLEY, George BUNDER et Jimmy JOHNSON.

Par la suite il forme son propre « Big Band ».

Une publicité du 10 avril 1941 parue dans le « Philadelphia Enquier » annonce une « Battle of Swing » entre Harry « Doc » BAGBY et « Les Hite and The Cotton Club Orchestra » à l’« Ambassador Ballroom ».

Cette prestation assure son succès et sa renommée.

En 1941 il épouse Carrie OLIPHANT et son orchestre continue à être demandé jusqu’à sa mobilisation le 18 juin 1942 dans l’US Army.

Stationné à Aberdeen (Maryland), il est recruté comme directeur musical et arrangeur de l’orchestre de son régiment.

Une publication du Billboard du 27 février 1943 indique : « Naissance : Un fils, Harry Jr. du Caporal et Mrs. Harry « Doc » BAGBY, né le 20 janvier 1943 à Philadelphie.

Le père chef d’orchestre de Philadelphie est actuellement dans l’armée à Aberdeen, Md. ».

Démobilisé en 1945 il rentre à Philadelphie où il lui est impossible de reformer un big band.

Il réduit donc sa formation à huit musiciens.

Une annonce du Billboard datée du 22 septembre 1945 annonce que le chef d’orchestre « Hot Lips » PAGE qui vient d’être démobilisé a réorganisé un trio pour des cocktails à Philadelphie.

Ce trio comprenait Roscoe FRITZ, ex-arrangeur de Charlie BARNET, à la guitare et Shad LEE, qui avait été le contrebassiste de l’orchestre du trompettiste « Hot Lips » PAGE.

Au cours de cette même période, il ouvre un magasin de disques avec le parolier Wendell KEENE.

Après avoir attiré l’attention avec quelques-unes de leurs compositions et enregistrements, particulièrement avec le guitariste Billy BUTLER, il est engagé comme directeur musical de la firme de disques Gotham.

Pour ce label il produit des disques de « rhythm and blues » et de « Gospel ».

En 1949 il joue et co-écrit avec le guitariste Harry CRAFTON « Rock The Joint » qui devient le « Top 10 » du « rhythm and blues » pour le chanteur et saxophoniste Jimmy PRESTON.

Le chanteur et guitariste Bill HALEY reprendra ce thème quelques années plus tard avant son grand succès « Rock around&nbpThe Clock ».

En 1955, Gotham Records intenta un procès à Decca Records déclarant que Bill HALEY avait emprunté des éléments de « Rock The Joint » dans son tube, mais l’action n’aboutit pas et peu après Gotham cessa son activité.

Pour Gotham il a enregistré avec son orchestre comprenant le guitariste Harry CRAFTON, le chanteur Tiny TIM, la chanteuse Thelma COOPER et de nombreux autres.

Il a aussi enregistré des groupes de Gospel tels que les « Dixie Hummingbirds » et les « Angelic Gospel Singers ».

De même souvent avec des bluesmen tels que l’harmoniciste Sonny TERRY et le guitariste et chanteur Brownie McGHEE.

C’est en 1951 qu’il commence à enregistrer sous son nom, notamment avec Billy BUTLER et avec son frère Billy BAGBY à la batterie.

À cette époque, l’orgue « Hammond B3 » est devenu très populaire.

Il a été influencé par Austin MICHELLE et Wild Bill DAVIS.

Philadelphie a produit plus d’organistes que n’importe quelle autre ville comparable et c’est pour cela qu’on la considérait comme « The Jazz Organ Capital of the World » et Doc a eu un nombre considérable de rivaux.

Le plus fameux a été Jimmy SMITH.

En 1954 il rejoint une petite formation dirigée par le saxophoniste Eddie « Lockjaw » DAVIS avec lequel il enregistre en live au « Birdland » de New York.

Il quitte Eddie « Lockjaw » DAVIS en 1956, remplacé par l’organiste Shirley SCOTT et, en décembre de la même année, il est dans les studios de Okeh Records (la division « Rhythm and Blues » de Columbia Records).

Il enregistre avec le guitariste Mickey BAKER et les saxophonistes Seldon POWELL et Al SEARS.

Le 14 septembre 1957, il est au Billboard avec « Screamin » Jay HAWKINS, Lee ANDREWS et « The Hearts » ainsi qu’avec plusieurs autres au « Jocko » Henderson Show à Newark (New Jersey).

En octobre il fait une grande tournée avec le chanteur Roy HAMILTON, « The Clovers », « The Tune Weavers »

En février 1958 il est avec son orchestre à Philadelphie avec le guitariste et chanteur Chuck BERRY, le chanteur Donnie ELBERT et d’autres.

Au cours des années 1950 il est également directeur musical du « Uptown Theater » de Philadelphie, l’équivalant de l’Apollo de Harlem à New York.

En juin 1959 il joue avec son quintet au « Pine Grill » de Buffalo.

À partir de 1959, sa carrière se poursuit avec de nombreux enregistrements pour des petits labels indépendants.

À cette époque il réside à New York et ces labels sont basés à Philadelphie et à New York.

En 1961, le « Chicago Defender » rapporte que le chanteur James BROWN a fait ses débuts à l’orgue et que c’est Doc BAGBY qui l’a aidé à apprendre à jouer de l’instrument.

Il est décédé d’une pneumonie en septembre 1970