Edgar Melvin «The lamb» SAMPSON

(Saxophoniste alto, violoniste, arrangeur et compositeur)


Né à New York City le 31 août 1907

Décédé à Englewood (New Jersey) le 16 janvier 1973

Sa sœur Gladys composait avec succès.

Il débute à l’âge de six ans par l’apprentissage du violon, puis au cours de l’adolescence étudie le saxophone alto. Au cours de sa scolarité, il dirige son propre orchestre d’étudiants.

Il commence à travailler en 1924 avec le pianiste Joe COLEMAN à New York et au printemps 1926 joue brièvement avec Duke ELLINGTON au «Kentucky Club». Il joue ensuite avec Bingie MADISON et Billy FOWLER (1926) avant de travailler avec le pianiste Arthur GIBBS au «Savoy Ballroom» (1927-28). De 1928 à 1930 il est dans l’orchestre de Charlie JOHNSON, puis avec le saxophoniste basse Alex JACKSON (1930). De juin 1931 à septembre 1932 il est dans l’orchestre de Fletcher HENDERSON avec lequel il enregistre, notamment un solo de violon dans The home of David (1931).

En 1933 il joue dans le grand orchestre du trompettiste Rex STEWART pour lequel il commence à composer et à arranger. (Don’t be that way et Stompin’ at The Savoy écrits pour cette formation).

De la fin de 1933 à juillet 1936 il joue et enregistre avec l’orchestre de «Chick» WEBB, composant et arrangeant de nombreux morceaux qui deviendront des standards.

Ayant quitté l’orchestre il devient free-lance, se consacrant au métier d’arrangeur pour Artie SHAW, Red NORVO, Teddy HILL, Benny GOODMAN, Teddy WILSON et bien d’autres encore.

Il rejoue brièvement comme directeur musical de l’orchestre d’Ella FITZGERALD (ex-Chick Webb) de juillet à novembre 1939 et comme saxophoniste alto et baryton avec le saxophoniste ténor Al SEARS en 1943. Il joue régulièrement à la fin des années quarante et dirige son propre orchestre à New York de 1949 à 1951, parfois au saxophone ténor.

Par la suite, il arrange et joue avec plusieurs orchestres latino-américains, tels ceux de Marcellino GUERRA, Tito PUENTE et RODRIGUEZ au cours des années cinquante. À la fin de cette décade et au début des années soixante il dirige son propre orchestre et travaille aussi régulièrement avec les «Harry Dial’s Bluesicians».

Il devient inactif à la fin des années soixante, à la suite de graves ennuis de santé, nécessitant l’amputation d’une jambe. Il est décédé à Englewood (New Jersey) le 16 janvier 1973.