Alain BOUCHET

(Trompettiste)

 

                        Né à Paris (France) le 14 mars 1944

 

                        Issu d’une famille de musiciens classiques, son père était flûtiste et sa mère pianiste.

 

                        À douze ans, il reçoit son premier choc pour le jazz en entendant Sidney BECHET à la radio. Un ami lui fait écouter des disques de Louis ARMSTRONG et de Duke ELLINGTON, et il devient un passionné de jazz. Il achète alors des disques et la revue Jazz Hot pour en savoir plus. Il découvre ainsi qu’il existe une quantité d’autres musiciens. Il s’intéresse particulièrement au pianiste Erroll GARNER qu’il trouve formidable. C’est alors qu’il assiste à son premier concert de jazz avec l’orchestre du trompettiste Harry JAMES. Son 2e concert est celui du clarinettiste Benny GOODMAN. Les disques d’Armstrong l’impressionnant beaucoup, il s’essaye au cornet à quinze ans et suit pendant un an et demi les cours du Conservatoire du Xe arrondissement de Paris. Deux ans plus tard il rejoint un orchestre amateur de son quartier, les « Pieds de Poule » qui joue un répertoire King Oliver-Louis Armstrong, cherchant à copier les disques. Cependant, il préfère jouer plus librement, et au retour de l’Armée où il étudie la trompette, il rejoint les « Tin Pan Stompers » avec lesquels il reste un an et demi. En mai 1965, il rencontre le clarinettiste Claude LUTER qui le prend sous son aile et joue avec lui au « Slow Club ». En novembre 1967, il est engagé par le saxophoniste soprano Marc LAFERRIÈRE et demeure dans son orchestre pendant trois ans. Il devient ensuite freelance et joue avec diverses formations. En 1972 il entre dans l’orchestre du clarinettiste Maxim SAURY avec lequel il joue pendant plus de vingt ans au « Caveau de la Huchette ». Il joue également avec sa propre formation. Le premier musicien américain qu’il accompagne est le clarinettiste Albert NICHOLAS, puis viendront le trompettiste Bill COLEMAN et bien d’autres. À la « Grande Parade du Jazz » de Nice où il se rend chaque année il a l’occasion de côtoyer beaucoup de musiciens américains, notamment les trompettistes Buck CLAYTON et Warren VACHÉ qui devient un de ses meilleurs amis. Au cours d’un de ses passages au « Méridien » à Paris, celui-ci lui demande s’il aimerait participer au « Festival de Santa  ». Quinze jours plus tard il est engagé. Après ce festival, il se rend à New York avec Vaché et enregistre avec lui et cinq autres musiciens. En 1991, il crée un quintette original avec deux guitaristes : Nicolas PESLIER et Christophe DAVOT et le contrebassiste Daniel AMELOT. L’année suivante, Dominique Burucoa, organisateur du « Festival de jazz de Bayonne » lui donne carte blanche pour enregistrer avec un musicien de son choix. Il choisit naturellement son ami et complice Warren VACHÉ. Un 3e disque a été enregistré en 1996 mais n’a jamais trouvé de producteur.. Par la suite, il fait partie de la formation « Trumpet Spectacular » dirigée par Peter ECKLUND avec IRAKLI et Michel « Boss » QUERAUD. Cet orchestre a tourné pendant un an et demi. À partir de 1997, et pendant deux ans, il fait partie du Quintet du saxophoniste Michel PASTRE et joue avec « Ellington Mood » dirigé par le saxophoniste Claude TISSENDIER. Par la suite il continue à jouer en freelance. Il a obtenu le « Prix Sidney Bechet » en 1980.

 

Source : Bulletin du hcf n° 354 et Jazz Classique n° 36.