Harry R. COOPER

(Trompettiste)


(au centre)

Né à Lake Charles (Louisiane) en 1903

Décédé à Paris (France) en 1961

Encore enfant il quitte la Louisiane avec sa famille pour s’installer à Kansas City (Missouri) et poursuit ses études à la «Lincoln High School». Il apprend à jouer de la trompette au sein du «Reserve Officer’s Training Corps Band» . Encore adolescent, il joue pour quelques engagements avec le pianiste Bennie Moten, le saxophoniste George E. Lee et le bassiste James Smith.

Il quitte Kansas City en 1922 pour étudier l’architecture à l’«Hampton Institute» de Virginie, jouant de temps en temps avec les orchestres locaux. Il se rend ensuite à Baltimore (Maryland). Là il se joint à l’orchestre qui accompagne la chanteuse Virginia Liston et se rend avec ce groupe à New York pour y effectuer ses premiers enregistrements. Avec un personnel augmenté cet orchestre devient les «Seminole Syncopators», dirigé par le pianiste Graham Jackson. Il jouent pendant trois mois en résidence au «81 Theatre» d’Atlanta (Georgie).

Vers la fin de 1924, il se rend à New York pour travailler dans l’orchestre du saxophoniste Billy Fowler, puis joue pour divers engagements avec le banjoïste Elmer Snowden, dirigeant également sa propre formation au «Blackbottom Club». En 1925 il joue dans le «Andrew Preer’s Cotton Club Orchestra», et enregistre avec son quartette le «Harry’s Happy Four». Il accompagne aussi la chanteuse Sara Martin. En 1926 il revient avec Billy Fowler et joue à l’occasion avec Duke Ellington. Il dirige aussi sa propre formation avant de rejoindre l’orchestre du violoniste Leon Abbey avec lequel il part en Europe en décembre 1927 pour jouer à l’«Olympia» de Londres, puis tourne en Europe à partir du début de 1928.

Vers octobre 1929, il rejoint la formation de Sam Wooding à Paris avec qui il enregistre. Il travaille ensuite dans les clubs parisiens jusqu’en 1932, puis se rend en Inde avec un orchestre dirigé par le violoniste Joseph Ghisleri. Peu de temps après, il tombe malade et regagne Paris.

En 1936 il se rend aux Pays Bas et en Suisse avec l’orchestre de Benny Peyton, et demeure en Europe continuant à jouer souvent dans les clubs parisiens. Il est interné brièvement lors de l’entrée en guerre des U.S.A., mais grâce à son épouse alsacienne, il est assez vite relâché. Pendant l’occupation allemande, il joue et enregistre beaucoup, souvent avec des musiciens antillais et avec le pianiste Charlie Lewis. Il poursuit sa carrière après la guerre, mais on ne sait plus rien après 1949.

Il est décédé à Paris en 1961.