Harry «Sweets» EDISON

(Trompettiste)

Né à Columbus (Ohio) le 10 octobre 1915

Décédé là Columbus (Ohio) 27 juillet 1999

Il passe sa prime jeunesse dans le Kentucky où il reçoit sa première initiation musicale par son oncle Woodard. Revenu à Columbus, il commence l’apprentissage de la trompette à douze ans, sans avoir pris de leçons ni de cours de musique. jouant avec des orchestres locaux. Au cours de l’été 1933, il rejoint la formation de Jeter-Pillars à Cleveland et joue les trois années suivantes à St Louis avec cet orchestre. En février 1937, il entre chez Lucky Millinder grâce à la recommandation de Tab Smith.

En juin 1938, sur la recommandation de Jo Jones qu’il avait connu chez Jeter-Pillars il entre dans l’orchestre de Count Basie où il demeure jusqu’à la dissolution de l’orchestre en février 1950. Il joue ensuite dans un petit groupement dirigé par Jimmy Rushing avant de faire des tournées régulières avec le J.A.T.P. à partir de septembre 1950.

Au début de 1951, il devient directeur musical de la Revue de Josephine Baker pendant deux ans. Il joue ensuite pas mal avec le J.A.T.P. puis au Canada avec Coleman Hawkins pour atterrir en Californie en 1952. Restant sur la West Coast, il travaille beaucoup en studio pour de nombreuses sessions avec l’orchestre de Nelson Riddle, commençant par un album de Frank Sinatra «We Hours». Il tourne ensuite comme soliste avec Frank Sinatra de 1952 à 1958.

En 1958, il dirige son propre petit groupement à Los Angeles, Las Vegas etc…, et revient à New York en septembre 1958. Il dirige toujours son groupe jusqu’en 1962 (à l’«Arpeggio», le «Roundtable», le «Birdland» etc…), puis travaille en free-lance. Au printemps de 1964, il joue avec l’orchestre de Georgie Auld, et plus tard dans l’année effectue une tournée en Europe avec le J.A.T.P. jouant notamment avec Coleman Hawkins.

Au cours des années soixante il joue à plusieurs occasions en vedette avec Count Basie. Occasionnellement, il rejoint l’orchestre pour de brefs séjours chaque fois qu’il n’a pas d’engagement.

Durant la fin des années soixante, il travaille régulièrement en Californie, puis dirige son propre groupe au «Memory Lane» de Los Angeles de 1966 à 1970, continuant aussi en free-lance avec différents big bands. Il apparaît dans le film «Jammin’ The Blues» et a beaucoup enregistré. Il visite à nouveau l’Europe avec Count Basie au printemps 1970. Par la suite, on le voit souvent à la «Grande Parade du Jazz» de Nice. Souffrant d’un cancer à partir de 1984, il continue à jouer jusqu’en décembre 1998. Il décède chez lui, à Columbus le 27 juillet 1999.