Louie BELLSON

(Batteur et chef d’orchestre)


Né à Rock Falls (Illinois) le 6 juillet 1924


Son vrai nom est Luigi Paulino Alfredo Balassoni.


Très jeune il joue de la batterie et plus tard apprend le piano et des instruments à cordes au cours de ses études. Il commence à se produire comme «tap dancer» avec le pianiste Speckled RED dans un night club et enseigne dans le magasin de musique de son père à Moline (Illinois). En 1940 il gagne un concours de batterie organisé par le batteur Gene KRUPA, et à dix-huit ans devient professionnel avec Benny GOODMAN de septembre 1942 à avril 1943. Après son service militaire il devient rapidement un batteur de «big band» renommé, travaillant avec Benny GOODMAN (mai à décembre 1946 et milieu de 1947) et avec Tommy DORSEY (1947-49). Il devient alors co-leader avec le trompettiste Charlie SHAVERS d’un sextette qui comprend le vibraphoniste Terry GIBBS (1950), puis retourne jouer dans les «big bands». Il joue brièvement dans l’orchestre du trompettiste Harry JAMES, mais le quitte en mars 1951 pour sa plus importante prestation avec l’orchestre de Duke ELLINGTON où il a l’occasion de jouer quelques-uns de ses premiers arrangements. Il quitte Ellington au début de 1953 et peu après épouse la chanteuse Pearl BAILEY avec laquelle il travaille comme directeur musical et accompagnateur. En 1954 il rejoint également le «JAZZ AT THE PHILHARMONIC» (J.A.T.P.) avec lequel il tourne en Europe au début de 1955. Il revient occasionnellement avec ELLINGTON pour des circonstances particulières telles que l’enregistrement de l’album «A drum is a woman» en 1956 et prend part au premier concert de musique sacrée en 1965. Autrement il accompagne toujours Pearl BAILEY. En 1955-56 il est membre du dernier orchestre des frères Tommy & Jimmy DORSEY et participe à l’occasion à des prestations avec Benny GOODMAN jusqu’en 1986. En 1962 il remplace Sonny Payne dans l’orchestre de Count BASIE. À partir de 1967 il dirige son propre orchestre qui obtient un vif succès. Basé au nord d’Hollywood cet orchestre comprend entre autres le trompettiste «Cat» ANDERSON et le contrebassiste George DUVIVIER. À la fin des années 1970 il participe activement à des ateliers musicaux dans plusieurs universités. Il enregistre fréquemment pour les labels Pablo et Concord avec son «big band» et de petits groupements avec Count BASIE, le pianiste Oscar PETERSON et d’autres. Au cours des années 1980 il conserve une seconde réserve de musiciens en «big band» dans la région de New York. Parfois il réduit son groupe en quartette pour quelques circonstances à la demande. Le 5 septembre 1992 le «big band» est radiodiffusé sur le plan national par la «National Public Radio» en direct du Festival de Jazz de Chicago. En dehors de ses propres formations, il tourne en Europe en 1991 avec le trompettiste Harry «Sweets» EDISON, le saxophoniste Benny CARTER, le tromboniste Al GREY, la pianiste Marian McPARTLAND et le contrebassiste Milt HINTON. En 1993 il rassemble un «big band» de all-stars pour jouer et enregistrer la suite d’Ellington «Black, Brown and Beige».


Il a composé un ballet jazz «The Marriage Vows» en 1962 et d’autres pièces pour Jazz Group et Orchestre symphonique et a publié des méthodes sur la technique de la batterie: «Drum Primer» (1966), «Guide to Big Band drumming» (1975), «Double drums» (1976) en collaboration avec L. Petersak, et «Contemporary Brush techniques» (1985) en collaboration avec D. Black.