Daniel HUMAIR

(Batteur)

Né à Genève (Suisse) le 23 mai 1938

Enfant, il étudie la théorie musicale et la clarinette, et adolescent joue dans le style dixieland. Il est mentionné pour la première fois comme batteur dans un festival de Jazz de Zurich. Après des tournées en Europe avec les saxophonistes Don BYAS, Guy LAFITTE et d’autres, il se rend à Paris en novembre 1958. Là, il travaille en quartette avec le vibraphoniste Michel HAUSSER (1958-60, 1966) et avec les saxophonistes Bobby JASPAR (1958-59, 1962), Barney WILEN et Lucky THOMPSON, puis il est membre du «Trio HUM» avec le pianiste René URTREGER et le contrebassiste Pierre MICHELOT (1960-61), et du trio du pianiste Martial SOLAL (1960 à février 1965). Il joue également avec le trompettiste Chet BAKER avec lequel il tourne en Europe en 1962, avec le pianiste et arrangeur Jeff GILSON (1963-65), le groupe vocal «The Swingle Singers» (1965-68), le compositeur André HODEIR (1965), le trompettiste Carmell JONES et le saxophoniste Leo WRIGHT (1966), le «Trio HLP» avec l’organiste Eddy LOUISS et le violoniste Jean-Luc PONTY (1966-68), le trompettiste Art FARMER (1968-69) et de nombreux autres. Il apparaît dans le documentaire «Monterey Jazz Festival» (1967) et dans «Noon in Tunisia» (1970). De 1968 à 1972 il est membre du «Phil Woods’s European Rhythm Machine». Il travaille ensuite avec le saxo-clarinettiste Michel PORTAL et forme plusieurs trios avec le saxophoniste François JEANNEAU et le contrebassiste Henri TEXIER (1978-1981). Il joue également avec les saxophonistes Lew TABACKIN et Herbie MANN (1970), Anthony BRAXTON, le tromboniste Slyde HAMPTON et le pianiste Jaki BYARD (1981) et le saxophoniste Lee KONITZ (1982). En 1991 il se produit au «Chicago Jazz Festival».

Il a beaucoup enregistré, notamment avec Lucky THOMPSON (1960), Stéphane GRAPPELLI (1962, 1973-76), les trompettistes Ray NANCE (1971) et Bill COLEMAN (1973), Lee Konitz au Festival d’Antibes-Juan-les-Pins (1974), le guitariste Jimmy GOURLEY (1977) et de nombreux autres. À partir de 1967 il travaille aussi comme directeur musical du «Musée d’Art Moderne» de Paris, et à partir de 1965 il peint également, et cette activité artistique prend rapidement une grande importance dans son travail. Il a subi les influences de «Big Sid» CATLETT et de Kenny CLARKE, et plus tard d’Elvin JONES et Tony WILLIAMS. En 1994 il est le sujet d’un documentaire: «Humair, solitaire, solitaire».