Leon Joseph ROPPOLO

(Clarinettiste)


(avec le trompette Paul Mares)

Né à Lutcher (Louisiane) le 16 mars 1902

Décédé en Louisiane le 5 octobre 1943

Son père était clarinettiste.

Il reçoit naturellement ses premières leçons de son père et apprend aussi la guitare dont il jouera occasionnellement au cours de sa carrière. Son cousin Feno ROPPOLO était aussi clarinettiste.

Il obtient ses premiers engagements à Bucktown sur le lac Pontchartrain avec le tromboniste Georg BRUNIS et le trompettiste Paul MARES vers 1916, puis avec le pianiste Eddie SHIELDS et avec le tromboniste Santo PECORA vers 1917 dans divers clubs de La Nouvelle-Orléans. Il tourne ensuite avec une troupe de vaudeville. En 1917 il joue en résidence au «Toro’s Club», puis quitte La Nouvelle-Orléans avec un orchestre qui accompagne la chanteuse Bea PALMER. Il travaille ensuite dans l’orchestre du pianiste Carlisle EVANS sur les riverboats et joue en résidence à Davenport (Iowa).

Il se rend ensuite à Chicago avec son ami d’enfance Georg BRUNIS et Paul MARES pour rejoindre les rangs du «Friars’ Inn Society Orchestra» vers 1921, orchestre qui sera rebaptisé plus tard «The New Orleans Rhythm Kings» (NORK).

En 1923 il se rend à New York avec Paul Mares et rejoint le «Al Siegal’s Orchestra» au «Mills Caprice» de Greenwich Village. Il part ensuite au Texas rejoindre les «Peck Kelley’s Bad Boys» au cours de l’été 1924, puis rejoint Carlisle EVANS à St Paul (Minnesota) au «Marigold Gardens». Là il devient malade et doit regagner La Nouvelle-Orléans. Rétabli, il joue avec le «Abbie Brunie’s Halfway House Orchestra», puis au printemps de 1925 il reforme avec Paul Mares les «New Orleans Rhythm Kings».

Peu après il est atteint d’un sévère accident cérébral et doit être admis au «Louisiana Mental Home». Il continue cependant à jouer du saxophone ténor et de la clarinette, formant un orchestre au sein de la Maison médicale. Il sort au début des années quarante, revient chez lui à La Nouvelle-Orléans, joue deux soirs avec Santo PECORA sur le S.S. Capitol, puis avec l’orchestre d’Abbie BRUNIS, puis passe le reste de sa vie dans un sanatorium où il forme à nouveau un orchestre pour continuer à jouer.

Il est décédé le 5 octobre 1943.

Il est le compositeur de plusieurs standards, parmi lesquels : «Milenberg Joys», «Sugar Babe» et «Tin Roof Blues».