Hubert ROSTAING

(Clarinettiste, saxophoniste alto, compositeur et chef d’orchestre)

Né à Lyon (France) le 17 septembre 1918

Décédé à Paris (France) le 10 juin 1990

Le jeune Hubert grandit à Alger où il fréquente le conservatoire de musique. Il y apprend la clarinette, mais est vite attiré par le jazz. Il subit l’influence d’Artie Shaw et de Benny Goodman. Séduit aussi un peu plus tard par le saxophone alto de Benny Carter, il s’entraîne sur un vieux saxophone et par la suite participe à des spectacles de variétés.

Il commence sa carrière professionnelle à Alger avec les «Red Hotters», effectuant avec eux une tournée en Afrique du Nord (Algérie, Tunisie et Maroc).

En 1939 il rentre en France, d’abord en Corse, puis sur le continent où il se produit jusqu’au Luxembourg.

Peu après il s’installe à Paris et joue chez «Mimi Pinson» du saxophone ténor et du bandonéon dans des orchestres de variétés. Le saxophoniste ténor et chef d’orchestre Alix COMBELLE le remarque et il est engagé dans le «Quintette du Hot Club de France» de Django REINHARDT en remplacement du violoniste Stéphane Grappelli retenu en Angleterre pendant la Seconde Guerre Mondiale.

De 1940 à 1962 il enregistre beaucoup, notamment avec Django le fameux «Nuages» qui devient un énorme succès. Il joue du jazz en compagnie du batteur Pierre FOUAD, du saxophoniste Robert MAVOUNZY, de Charley BAZIN et de l’accordéoniste Gus VISEUR. Il joue aussi dans l’orchestre de Raymond LEGRAND (père du compositeur Michel Legrand). Il joue également et enregistre avec le trompettiste Aimé BARELLI (1940-1943), le trompettiste Harry COOPER, l’orchestre de Jacques HÉLIAN et avec le trompettiste Rex STEWART.

En 1944 il joue dans diverses salles de spectacles parisiennes où il croise le clarinettiste Claude ABADIE, Eddie BARCLAY et Boris VIAN.

Au cours de la seconde moitié des années quarante, il se produit aux «Ambassadeurs», au «Club des Champs Élysées», au «Pré-Catelan», au «Théâtre Marigny et au «Théâtre Édouard VII».

En 1951 et 1952 il dirige l’orchestre du «Moulin Rouge», puis travaille chez «Patachou».

En 1955, devant le succès des disques du saxophoniste alto Earl BOSTIC, il enregistre une série de disques au saxophone alto dans un style voisin, sous le pseudonyme d’Earl CADILLAC.

Le 27 avril 1957 il accompagne le pianiste-chanteur Nat «King» COLE au «Palais de Chaillot». La même année il dirige l’orchestre du music-hall «L’Alhambra».

En 1958 et 1959 il s’intègre à la petite formation constituée par le pianiste Bob CASTELLA pour accompagner le chanteur Yves MONTAND.

Après 1962 il quitte la scène du jazz et s’oriente vers la musique de films comme compositeur, arrangeur et chef d’orchestre.

On peut le voir dans des films tels que «Je n’aime que toi» de Pierre Montazel (1949) ou «La route du bonheur» de Maurice Labro et Giorgio Simonelli (1952). Il apparaît aussi dans le documentaire «Django Reinhardt» de Paul Paviot (1958)

Hubert Rostaing est décédé à Paris le 10 juin 1990.