Martin Oliver « Marty » GROSZ

(Guitariste, banjoïste et chanteur)

 

                        Né à Berlin (Allemagne) le 28 février 1930

 

                        Son père George GROSZ (1893-1959) était un artiste fameux qui, antinazi, émigra aux U.S.A. et s’installa avec sa famille à New York en 1933. Il s’est fait naturaliser américain.

 

                        Le jeune Marty commence l’étude de la guitare normale à six cordes au début de l’adolescence, mais à l’âge de quinze ans, pour suivre son idole Eddie CONDON, il change pour une guitare à quatre cordes. À New York il dirige un orchestre dixieland « The Cellar Boys » qui enregistre en 1951. Dans cet orchestre se trouvent le pianiste Dick WELLSTOOD, le contrebassiste « Pops » FOSTER et le batteur Tommy BENFORD. Vers la même époque il embauche à la « Columbia University », mais peu après est mobilisé en Allemagne. Libéré il se rend à Chicago où il enregistre à la guitare avec Dave REMINGTON (1955-56), le pianiste Art HODES (1957) et le clarinettiste Albert NICHOLAS (1959). Il travaille également avec Art HODES par intermittence (1955-56), dirige son propre groupe « The Honoris Causa Jazzband » (1957-58) et enregistre le premier de nombreux albums comme leader (1957). Pendant cette période, il ne joue uniquement que du banjo  au « Gaslight Club » ».pendant cinq ans. Par la suite il rejoue de la guitare normale à six cordes, mais conserve les deux cordes de basse accordées comme sur la guitare à quatre cordes (si bémol et fa) pour les lignes de basse. Il joue au « London House » en trio avec le clarinettiste Bobby GORDON et le batteur Wayne JONES, travaille au « Blackstone Hotel », et en quartet avec le trompettiste Norman MURPHY, le contrebassiste Truck PARHAM et le batteur Kansas FIELDS. Il tourne aux U.S.A. avec les « Village Stompers » du clarinettiste Joe MURANYI (milieu des années 1960s) et dirige les « Sounds of Swing » à la fin des années 1960s. En 1975 il quitte Chicago et se rend à New York. Il tourne et enregistre avec le « Soprano Summit » de Bob WILBER et Kenny DAVERN (1975-79), travaille avec le « New York Jazz Repertory Company », enregistrant sous la direction du pianiste Dick HYMAN pour la recréation des « Jelly Roll Morton’s Red Hot Peppers » en 1978. Il enregistre comme chanteur avec le saxophoniste Dick MELDONIAN, à la guitare avec le guitariste Wayne WRIGHT (1977-79) et comme leader en quintet avec Dick WELLSTOOD (1978). Après son introduction dans le circuit des « Festivals » et des « Jazz Party », il devient membre (avec le trompettiste Dick SUDHALTER, Joe MURANYI et Dick WELLSTOOD) d’un groupe coopératif « The Classic Jazz Quartet » (1984-87). Au décès de Wellstood en 1987, et vers 1988, il forme un nouveau quartet codirigé avec le trompettiste Peter ECKLUND et qui comprend le clarinettiste Bobby GORDON et le contrebassiste Greg COHEN somme sidemen. D’autres musiciens dont le clarinettiste Ken PEPLOWSKI ont joué dans ce groupe qui demeure actif jusqu’à la fin des années 1990s. En 1984, lorsqu’ils enregistrent comme accompagnateurs de la chanteuse Maxine SULLIVAN, il commence à travailler régulièrement avec le pianiste Keith INGHAM, notamment comme co-leader des « Hot Cosmopolites » avec Peter ECKLUND et le saxophoniste Scott ROBINSON. Il tourne avec le « Lawson-Haggart Jazz Band » (1988) et joue en Allemagne avec le « New York All Stars » (1993), le « Wild Bill Davison Band » dirigé par le cornettiste Tom SAUNDERS (1995), avec son propre groupe (1995) et avec le trompettiste Alan ELDSON (1996).