Samuel Blythe «Sam, Sammy» PRICE

(Pianiste, chanteur et chef d’orchestre)

Né à Honey Grove (Texas) le 6 octobre 1908

Décédé à New York City le 14 avril 1992

Il est parfois appelé Jimmy BLYTHE Jr., mais sans relation avec le pianiste homonyme.

Il commence par jouer de l’alto horn (instrument de fanfare à embouchure et à pistons) dans un orchestre local de garçons dirigé par le Professeur COBB à Waco (Texas). Sa famille s’installe à Dallas en 1918. Il commence alors à jouer du piano, étudiant l’instrument avec Mrs. Portia PITTMAN (soeur du batteur Booker T. WASHINGTON).

À quinze ans, il gagne un contest comme danseur de charleston qui lui vaut de partir en tournée comme danseur vedette en attraction avec l’orchestre d’Alphonso TRENT. De retour à Dallas, il travaille dans un magasin de musique. Son employeur étant aussi un «talent scout» (chasseur de talents) pour une compagnie de disques, celui-ci lui fournit des engagements comme accompagnateur. Pour son premier engagement professionnel, il dirige un orchestre à Athens (Texas) à la fin de 1925, puis retourne à Dallas. Là, il forme un big band et joue régulièrement au «Ella B. Moore Theatre» et avec le trompettiste Lee COLLINS au «Riverside Park».

Il quitte le Texas en 1927 pour tourner dans des circuits de théâtre, accompagnant «Happy» DONOVAN et Travis TUCKER dans le «Let’s Go Show». En 1928 il joue dans un orchestre dirigé par le tromboniste Benny LONG, et en 1929 il est un des premiers à participer à des émissions de jazz à la radio à Oklahoma City avec le saxophoniste Lem JOHNSON et le trompettiste Leonard CHADWICK. Il fait ses premiers enregistrements à Dallas. De 1930 à 1933 il travaille souvent à Kansas City, jouant pour de longues résidences au «Yellow Front Café» (durant cette période, il travaille brièvement avec le trompettiste «Bunk» JOHNSON). Après un engagement au «Derby Café» de Chicago (fin 1933), il se rend à Detroit où il rejoint un orchestre dirigé par le trompettiste Bill JOHNSON au «The Cave». Plus tard il joue avec Johnson au «Harlem Club». Il dirige ensuite son propre petit groupement à Chequers Barbeque, puis il travaille au «Tuxedo Club», d’abord avec Bennie PIPPIN, puis à nouveau avec Bill JOHNSON. À la fin de 1937 il se rend à New York où il devient musicien de studio comme pianiste et superviseur chez DECCA. Là, il accompagne de nombreux chanteurs de blues et de gospel tels que Blue Lu BARKER, Bee BOOZE, Lee BROWN, Trixie SMITH, Rosetta THARPE, Evelyn KNIGHT, Ollie SHEPHERD, Peetie WHEATSTRAW, etc… Il dirige également ses propres groupements, les «Texas Blusicians» qui voient défiler dans leurs rangs les saxophonistes Lester YOUNG et Ike QUEBEC, le trompettiste Emmett BERRY et les batteurs J.C. HEARD et «Big Sid» CATLETT.

Au cours des années 1940s il travaille souvent en soliste dans des clubs de New York: «The Famous Door», «The Downbeat», le «Café Society», «Eddie Condon’s» etc… En 1945 il enregistre une série de solos boogie woogie pour la marque de «mezz» Mezzrow «King Jazz» et enregistre avec MEZZROW et Sidney BECHET (1945, 1947).

En 1948 il vient en Europe au premier «Festival International de Jazz » de Nice et tourne avec MEZZROW en France. De 1951 à la fin de 1954 il séjourne à Dallas en longue résidence au «Cain’s Hitching-Post» et s’occupe de ses propres affaires comprenant deux night clubs.

De la fin de 1955 au printemps 1956 il tourne en Europe avec une petite formation qui comprend le trompettiste Emmett BERRY, le clarinettiste Herbert HALL, le tromboniste George STEVENSON, le contrebassiste George «Pops» FOSTER et le batteur et joueur de washboard Freddie MOORE. À son passage à Paris, il enregistre avec son orchestre et fait une séance avec le clarinettiste Maxim SAURY, Emmett BERRY, le contrebassiste Pierre MICHELOT et le batteur MAC KAC (André Reilles). En 1957 il travaille pendant un mois à Zurich (Suisse) avec le saxophoniste George JOHNSON. Il fait une nouvelle tournée en Europe dans divers festivals au cours de l’été 1958 et tourne en France et en Italie avec son orchestre en octobre 1958. De la fin des années 1950s au début des années 1960s, il travaille au «Metropole» avec le trompettiste Henry «Red» ALLEN. En 1962 et 1963 il joue en longue résidence au «Eddie Condon’s» avec le clarinettiste Tony PARENTI. En 1963 il se produit au «Festival d’Antibes» ainsi qu’à celui de Lugano (Suisse).

Il continue à travailler à New York, soit en soliste, soit avec le groupe «Two Tenor Boogie» comprenant deux saxophonistes ténors et un batteur, dans des clubs tels que le «West End Café» et le «Cookery». Au cours des années 1970s on le voit plusieurs fois à la «Grande Parade du Jazz» de Nice (France).

Il continue ainsi à jouer jusqu’à peu de temps avant sa mort qui survient à New York le 14 avril 1992.

On peut le voir dans un documentaire «Swingmen in Europe» (1977) ainsi que dans certaines sessions de la «Grande Parade du Jazz» de Nice filmées pour la Télévision Française par Jean-Christophe Averty.