Jacques SCHNECK

(Pianiste et arrangeur)

Né à Paris (France) le 22 décembre 1946

Il y avait un piano à la maison, et son père jouait en amateur du classique et des airs d’opérettes.

Enfant, il reçoit des cours de piano, mais déclare lui-même qu’il ne travaillait pas et arrête vers onze ans, sa professeur ayant baissé les bras. C’est de sa propre initiative que vers quinze ans, grâce à un professeur de son lycée qui l’ouvre à la musique classique, qu’il retravaille seul le piano pendant un an et demi, allant aux concerts le dimanche. Il s’intéresse particulièrement aux œuvres pour piano, les romantiques (Chopin, Schumann) et les modernes (Debussy, Ravel). Sa professeur de piano étant revenue l’écouter, décide de lui redonner des cours. C’est par le biais d’un ami d’enfance, Dominique OBADIA, qui lui fait connaître le saxo-clarinettiste Marc RICHARD, qu’il découvre le Jazz et change littéralement de musique.

Son frère aîné, qui avait quelques disques, lui permet d’entendre «Jelly Roll» MORTON, «King» OLIVER, «Fats» WALLER, Thelonious MONK, Art TATUM et ELLINGTON. Un morceau le frappe surtout: «Dancers in love». Il commence donc à jouer dans des surprises parties avec Marc RICHARD. Celui-ci ne sait pas lire la musique à l’époque, et lui ne sait pas improviser. Le quartette outre ces deux musiciens comprend le guitariste Carl ALTMAN et Dominique OBADIA à la batterie. Richard et Obadia étant devenus professionnels l’année suivante, il commence à jouer avec le batteur Bernard LAYE et le tromboniste Gabriel CONESSA. Ayant rencontré le cornettiste Alain FROMENT, ils créent les «Famous Melody Boys». Avec cette formation il joue des Fletcher Henderson des années 1920s, arrangés par le tromboniste Daniel BARDA avec trois saxes, un trombone et trois trompettes. L’orchestre comprenait le clarinettiste Jean-Claude VIALARD, le tromboniste Gabriel CONESSA, les cornettistes Alain FROMENT et Jean-Pierre MOREL, alias «Charquet», le guitariste Raoul GIET, le saxo-basse Patrick DEROIDE, et le batteur Bernard LAYE, lui-même étant au piano. Cette formation est dissoute à la fin de 1969. Après cette aventure il remplace Philippe Baudoin au sein des «Jazz O’Maniacs».

Le premier pianiste qui l’influence est «Jelly Roll» MORTON, puis il découvre l’école de Harlem: James P. JOHNSON, «Fats» WALLER, etc… Il fait son premier disque avec le joueur de washboard Gilbert LEROUX. Plus tard il change de référence à l’écoute d’autres pianistes comme Teddy WILSON via Earl HINES.Durant ces années, il n’est pas professionnel et fait des études de physique jusqu’en 1971. En 1972 il part quelques mois en Afrique jouer dans un Club Méditerranée avec le saxophoniste Alfredo ESPINOZA, le trompettiste Michel «Boss» QUERAUD et le guitariste Patrick DIAZ. De retour, il devient physicien. Il ne sera musicien professionnel qu’en 1999.

Tout en faisant de la recherche en temps que physicien, il renoue avec la musique avec le quintette du saxo-clarinettiste Olivier FRANC pour lequel il commence à écrire des arrangements pour petites formations, jouant deux jours par semaines dans un bistrot des «Puces» de St Ouen, ceci pendant trois ans. Lorsqu’Olivier Franc a voulu jouer essentiellement du Bechet, il a été remplacé par le saxophoniste André VILLÉGER, et l’orchestre s’est appelé «Little Julia». par la suite il arrête pratiquement la musique car il prépare une thèse d’État dans le cadre de ses recherches pour France Telecom dans un laboratoire associé au CNRS.

Il recommence à jouer au «Furstenberg» où jouait le pianiste André PERSIANI en trio. Là, il joue pendant les pauses du trio de «Pépé». Le premier soir il attaque par «King Porter Stomp». Persiani est conquis et l’autorise à faire le bœuf avec le trio. Par la suite «Pépé» lui donne des conseils et lui apprend des choses en harmonie, et à partir de ce moment il devient un des remplaçants de Persiani. Il prend de l’assurance et accompagne durant deux soirées le grand Benny CARTER. Il joue aussi avec le saxophonistes Benny WATERS.

Au cours des années 1980s il a une activité régulière. Il joue pendant un an en trio dans un Hôtel. C’est en 1994 que sa carrière de musicien s’accélère avec le quartette «Goodman» du saxo-clarinettiste Claude TISSENDIER, avec Bernard RABAUD au vibraphone et Stan LAFERRIÈRE à la batterie. En 1996 il remplace pendant deux ans et demi Franck Jaccard au sein de «Megaswing» les dimanches au «Bilboquet», et en 1998 il est engagé dans le «Paris Swing Orchestra» (son premier big band).

Depuis on peut l’apprécier dans de nombreuses formations telles que celles dirigées par Claude TISSENDIER, «Mem’Ory» dirigé par le trompettiste Michel BONNET, les «Louis Ambassadors» du trompettiste IRAKLI ou le trio «3 for Swing» attaché au répertoire de Nat «King» Cole avec le contrebassiste Enzo MUCCI et le guitariste et chanteur Christophe DAVOT. Il accompagne également la chanteuse Cecile MACLORIN-SALVANT au sein du quintette du saxophoniste Jean-François BONNEL et récemment est membre du quartette «Swingberries» du trompettiste Jerôme ETCHEBERRY.

Il enseigne aussi le piano jazz au Conservatoire du 9e arrondissement de Paris.