Mary Lou WILLIAMS

(Pianiste, arrangeur et compositrice)


(source internet)

Née à Atlanta (Géorgie) le 8 mai 1910

Décédée à Durham (Caroline du Nord) le 28 mai 1981

Elle est née Mary Elfrieda SCRUGGS.

Elle est élevée à Pittsburgh où elle se rend avec sa mère et sa sœur à l’âge de quatre ans. Peu après elle apprend à jouer du piano et commence très jeune à travailler professionnellement. Elle prend d’abord le surnom de son beau-père WINN, puis celui de son second beau-père BURLEY et joue sous le nom de Mary Lou BURLEY.

Elle fait ses études à la «Lincoln High School», puis tourne avec les circuits T.O.B.A., accompagnant un show dont les vedettes sont «Buzzin’ Harris and Arletta». Elle les quitte pour reprendre ses études à la «Westinghouse Junior High School» de Pittsburgh, puis rejoint Buzzin’ HARRIS qui joue au sein des « John Williams’ Syncopators» en 1925. L’orchestre tourne avec le Keith Circuit sous le nom de «The Synco Jazzers» et accompagne «Seymour and Jeanette», puis elle part à Memphis avec John WILLIAMS qu’elle épouse. Ils jouent au «Pink Rose Ballroom» de Memphis (1927), et lorsque John Williams quitte sa formation pour rejoindre Terence HOLDER, Mary Lou devient le leader du groupe, Jimmie LUNCEFORD s’étant joint à l’orchestre comme saxophoniste. L’année suivante elle se rend à Oklahoma City où son mari joue avec l’orchestre de Terence Holder. Elle part ensuite à New York où elle joue brièvement avec le trompettiste Bubber MILEY, le tromboniste Joe «Tricky Sam» NANTON et le batteur Sonny GREER et se produit en soliste pendant les pauses du «Connie’s Inn». Elle rejoint ensuite son mari à Kansas City où l’orchestre de Terence Holder vient de passer sous la direction d’Andy KIRK. Là, elle commence à écrire des arrangements pour l’orchestre (le premier: «Messa Stomp») et tient le piano. Elle participe à tous les enregistrements de l’orchestre à partir de novembre 1929, et ce jusqu’en mai 1942, à l’exception d’un séjour à l’hôpital au printemps de 1938 pendant lequel elle est remplacée par la pianiste Countess Margaret JOHNSON.

Au long des années 1930s elle écrit des arrangements pour les orchestres de Benny GOODMAN, Louis ARMSTRONG, Earl HINES, Tommy DORSEY, Glen GRAY etc…

En 1940 elle divorce de John Williams dont elle conserve le nom et épouse le trompettiste Harold «Shorty» BAKER avec lequel elle dirige une petite formation à Cleveland et à New York en 1942. Lorsque Baker rejoint Duke Ellington, elle dirige son sextette pendant un temps, puis voyage avec Ellington en qualité de «Staff arranger». Elle divorce d’Harold Baker en 1944. À partir de novembre de cette même année, elle joue en résidence au «Café Society Downtown» de New York et, pendant quatre ans, effectue de longs séjours aux deux «Café Society Clubs» (Downtown et Uptown). Durant cette période elle compose, et en 1946 sa «Zodiac Suite» est jouée à «Carnegie Hall» par le New York Symphony Orchestra. Elle devient alors une figure importante du «be-bop» et écrit des arrangements pour le big band de «Dizzy» GILLESPIE.

Au cours de l’été 1948 elle travaille peu de temps avec Benny GOODMAN et joue en résidence en Californie avant de jouer au «Village Vanguard» jusqu’en novembre 1949. Au début des années 1950s elle travaille souvent à New York, notamment avec son trio à «Bop City», et se rend en Europe en décembre 1952 où elle demeure jusqu’en 1954, jouant en Angleterre et en France avant de regagner les USA en décembre. Là, elle délaisse pendant un temps la musique pour se consacrer à des études religieuses et reprend le cours de sa carrière musicale en 1957.

Durant les années 1960s et 1970s elle dirige des groupements dans les clubs de New York, compose de la musique sacrée pour orchestre de jazz et voix et consacre son temps à l’enseignement. Elle tourne en Europe en 1968-69 et en 1970 comme pianiste soliste et enregistre «The History of Jazz».

À la fin de sa vie elle reçoit de nombreuses distinctions des Universités américaines et donne des cours à l’«Université du Massachusetts» en 1975-76, ainsi qu’à la «Duke University» à partir de 1977. En 1978 elle se produit au Festival de Montreux et apparaît dans un épisode de la série télévisée «Oscar Peterson and Friends» en 1980. On peut également la voir dans deux documentaires: «Mary Lou Williams: Music on my mind» (1990) et «A Great Day in Harlem» (1995). Ces deux films sont sortis après son décès survenu à Durham (Caroline du Nord) le 28 mai 1981.