Frank Benjamin III FOSTER

(Saxophoniste ténor et arrangeur)

Né à Cincinnati (Ohio) le 23 septembre 1928

Dans sa jeunesse il joue de la clarinette et de l’alto, puis change pour le ténor en 1947, en partie (selon lui) pour développer un style personnel indépendant de l’influence de Charlie Parker.

Directeur musical à la «Wilberforce University», il est soliste et arrangeur dans l’orchestre des collégiens de l’Université qui se produit à «Carnegie Hall» en 1947.

De 1949 à son incorporation dans l’armée au printemps 1951, il joue à Detroit avec le trompettiste «Snooky» YOUNG, travaillant au «Bluebird Inn» avec le saxophoniste Wardell GRAY et le vibraphoniste Milt JACKSON. Il joue également avec le guitariste Kenny BURRELL, les pianistes Tommy FLANAGAN et Barry HARRIS et d’autres.

Durant son service militaire il joue avec le saxophoniste Dexter GORDON. Deux ans plus tard, après sa démobilisation, il rejoint l’orchestre de Count BASIE en juillet 1953 et en devient l’un des principaux solistes. Ses arrangements tels que Down for The Count et Blues Backstage, de même que sa célèbre composition Shiny Stockings ont été un important facteur du succès de l’orchestre pendant cette période.

Il quitte Basie au cours de l’été 1964 pour tourner d’août à Octobre avec l’orchestre du clarinettiste Woody HERMAN.

Basé à New York comme free-lance, il retourne brièvement chez BASIE à diverses occasions durant les douze années suivantes, remplaçant temporairement Eddie Davis. Il devient ensuite un des membres fondateurs du «Duke Person’s Big Band» (1967-70). Pendant huit ans il est souvent engagé dans le «Thad Jones-Mel Lewis Orchestra», jouant régulièrement dans l’orchestre de 1974 à 1975, tournant au Japon et enregistrant.

De 1969 à 1972 il travaille avec le batteur Elvin JONES. Il refait une tournée au Japon en 1978 et joue au «Village Vanguard» en 1984 et en 1985 tourne en Europe avec l’organiste Jimmy SMITH.

Durant ces mêmes années il forme en 1964 un large ensemble appelé au début des années soixante-dix «The Loud Minotity» et qu’il continue à diriger occasionnellement jusqu’au milieu des années quatre-vingts. Cet ensemble comprenait jusqu’à vingt-cinq musiciens et jouait souvent sans bases précises. Il l’utilisait pour expérimenter des combinaisons de théâtre et de jazz. Les principaux musiciens de ce groupe étaient les trompettistes Cecil Bridgewater, Virgil Jones et Charles Sullivan, le tromboniste Janice Robinson et les saxophonistes Norris Turney, Ron Bridgewater, Bill Saxton et John Purcell. La section rythmique employait des musiciens comme Danny Mixon, Mickey Tucker, Ted Dunbar et Earl May, ainsi que les batteurs Wilbur Hogan, Charlie Persip et Billy Hart.

À partir des années quatre-vingts, il est aussi co-leader avec son ex-collègue de chez Basie Frank WESS, formant le «Two Franks Quintet» avec Rufus Reid ou Ray Drummond, Kenny Barron et Marvin «Smitty» Smith.

Le trompettiste Thad Jones, qui dirigeait le «Count Basie Orchestra» depuis la mort du chef, ayant dû abandonner ce poste pour cause de maladie, Frank Foster reprend le flambeau le 31 mars 1986.

En 1987 il est fait«Docteur honoris causa» de la «Central State University» de Wilberforce et continue à enregistrer et à diriger de petits groupements. Lorsqu’il confie la direction du «Count Basie Orchestra» au tromboniste Grover MITCHELL en juillet 1995, il reprend le «Loud Minority», effectuant une tournée en Europe en 1997 et crée un tentet pour la danse : «Swing Plus».

En septembre 1995 il dirige au «Kennedy Center» l’orchestre de Lionel HAMPTON pour un hommage au vibraphoniste et réalise des commandes pour le «Lincoln Center Jazz Orchestra» et le «Carnegie Hall Jazz Band». Il publie alors trois séries d’arrangements qu’il avait écrits pour Basie, pour le «Count Basie Orchestra» et pour d’autres orchestres.